L'alliance de l'histoire et du cadre (English Version HERE)


Malgré la proximité de Paris, Mortefontaine est parvenue à sauvegarder la tranquillité et le charme de son environnement. Parcs et châteaux y témoignent d'un passé fastueux durant lequel, sous l'influ­ence de plusieurs personnages célèbres, notre Commune s'est modelée.

Dès 1276, l'évêque de Senlis érigeait notre petite chapelle vicariale, puis, aux alentours de 1680, Louis Le Pelletier alors premier Président au Parlement, entrait en possession du Marquisat et de la terre de notre commune; son petit-fils entreprenait, quant à lui, de 1770 à 1790, d'aménager l'actuel parc de Vallière en un splendide jardin anglais, l'un des plus beaux d'Europe!

A l'entrée du village, une fontaine, aujourd'hui classée monument historique nous rappelle ce grand homme.

La Révolution passée, en 1798, Joseph Bonaparte s'installait à Mortefontaine ; on s'imagine alors aisément l'ouverture de notre commune au monde politique de l'époque; elle devenait le berceau des grands projets et des réformes futures.

Quelques années plus tard, des mariages célèbres renforçaient le passé historique de notre village, en 1800 Caroline Bonaparte épousait Murat au château de Mortefontaine puis, en 1803, Pauline Bona­parte s'unissait, à son tour au Prince Borghèse.

. A cette époque, mettant un terme à quelques années de relative froideur politique entre les deux pays, les représentants de la France et des Etats-Unis d'Amérique signaient, dans notre village, la Convention de Paris.

Puis ce fut l'exil et la vente du domaine. En 1827, le Prince de Condé, le dernier du nom s'adonnait aux plaisirs de la chasse à courre dans la propriété acquise pour ce seul usage.

Il fallut ensuite attendre 1891 pour qu'une mutation importante intervienne avec l'achat par le Duc de Gramont du «Grand Parc» ; il y fit construire un second château (1892-1896) dernièrement restauré à grands frais par ses nouveaux propriétaires.

Outre cette empreinte politique, Mortefontaine doit à son passé une immortalité littéraire avec Gérard de Nerval et artistique avec Watteau qui a emprunté au grand parc le site de son «Embarquement pour Cythère», de même Corot s'était-il inspiré de Mortefontaine sur quinze de ses toiles.

Aujourd'hui, les noms de ces personnages célèbres sont au fronton de nos rues et de nos places. S'ils n'empêchent pas Mortefontaine d'être résolument tournée vers l'avenir, ils rappellent à chacun de nous que cette mutation doit se faire d'une façon harmonieuse.